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Société : Le culte vodoun en pays Béninois…

 



Encore appelé berceau de l’humanité, l’Afrique est un continent qui éblouit plus d’un de par sa diversité culturelle.
Il est réputé pour ses cultures tant fabuleuses qu’effrayantes au rang desquelles figure la culture béninoise. La culture béninoise est une culture essentiellement caractérisée par la pratique du vodoun, ce qui vaut au pays l’appellation de « berceau du vodoun ».


Le vodoun est né lors de la création du royaume Fon de la localité d’Abomey entre XVIIe et XVIIIe siècles, alors que le Bénin était la plus grande puissance militaire de l’Afrique de l’Ouest.
Fruit de la rencontre des cultes traditionnels des dieux yorubas et des divinités fon et ewe, Le Vodoun régit l’ensemble des relations des hommes avec le Cosmos.

Basilique vodoun en forme de tête de caméléon représentant Lisa, la partie soleil de dieu mawu-lisa

 


Il parait généralement difficile de cerner le fonctionnement et l’essence du culte vodoun Béninois. En effet si considéré pour les uns comme du fétichisme et d’autres comme une simple culture, ce culte est pour ses adeptes une religion à part entière.


Bien que le Vodoun soit craint pour le commun des mortels, ses adeptes appelés « Vodounsi » et certains chercheurs le présente comme étant un bienfaiteur et protecteur : « le temple divin Ahizan a le fétiche le plus important du Dahomey et protège le pays contre les invasions » selon un adepte, ndlr.https://youtu.be/GO-nwH_SnB4

Une source de la médecine traditionnelle…


Le culte est aussi pourvoyeur de guérison car garant de la médecine traditionnelle béninoise. En effet pour les prêtres vodoun ou « vodounon », il est question d’une thérapie spirituelle au cour de laquelle rituels et remèdes sont proposés au patient afin que celui-ci renoue ses liens profonds avec la terre de ses ancêtres.
Notons que la terre est représentative d’une divinité notamment la divinité ‘’sakpata’’.

Sakpata divinité de la terre, originaire du pays yoruba

Un culte sélectif…


Cependant bien que pour le culte vodoun l’homme et l’univers cosmique forme un tout, sa pratique est restreinte à une certaine catégorie de personnes.
La pratique du culte vodoun demande des rites d’initiation particulière qui débute par le Fa. Le Fa est un art divinatoire du vodoun qui permet de voir « le passé, le présent et le futur d’une personne afin de déterminer sa mentalité car les rites d’initiation ne sont à la base destinés qu’aux personnes ayant fait preuve de sagesse et d’une moralité exemplaire.» ndlr.
Ces mesures sont prises afin d’empêcher de vils individus d’accéder aux secrets et la puissance du Vodoun.

Outils de l’oracle Fa servant à établir des prédictions

Viens l’adoration à proprement parlé…


Une autre partie du fonctionnement de la religion vodoun est le culte des divinités représentées parfois sous la forme de pierre ou de statuette en bois.
L’adoration d’une divinité vodoun se fait la plupart du temps par l’immolation d’animaux, ou d’offrande en nature notamment de repas.

Le culte vodoun, ne fait pas seulement état d’une série d’adoration mais a aussi des célébrations. Au cours de ces célébrations un ensemble de danses consacrées sont mises en avant par les masques “Zangbétô” dans le but d’attraire les personnes venues contempler. Au titre des jours exceptionnelles où il est donné aux non initiés d’être en contact avec le culte vodoun figure une date. Celle du 10 janvier de chaque année, date de célébration du culte vodoun.

Le Zangbétô ou chasseur de nuit donc la présence eloigne tout voleur


Ce culte qui s’est peu à peu etendu jusqu’en Amérique par le trafic des esclaves ne semblent pas près de s’éteindre. Il est même considéré comme la grande fierté du Bénin. C’est cette fierté que clament bon nombre de fils originaires du pays du roi BEHANZIN, parmi ces fils, les frères GUEDEHOUNGUE.

Les frères GUEDEHOUNGUE, chantre vodoun et fils du feu chef suprême du vodoun Sossa GUEDEHOUNGUE

Un culte encore refoulé des mœurs…


Cependant même si il est considéré comme une pratique noble pour ses adeptes, il est encore utilisé pour désigner le Benin dans un sens péjoratif.
Ainsi comme pouvait le dire le rappeur ivoirien BOB DE NARR : le Benin a fini avec médicament, parlant du fétichisme…

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