Quatre groupements et un parti politique de l’opposition ont donné une conférence de presse mercredi 12 août au siège du PDCI-RDA à Cocody. Il s’agit de Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP) de Bédié, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté ( EDS) pro-Gbagbo, Liberté et Démocratie pour la République LIDER de Mamadou Koulibaly, l’Union républicaine pour la démocratie (URD) ainsi que Générations et Peuples Solidaires (GPS) de Guillaume Soro. Dans une déclaration signée par des représentants, les opposants ont émis sept demandes pour les échéances électorales.

Les sept revendications

La démission sans délai du Président de la Commission Electorale Indépendante (CEI) en raison de son échec patent lors de l’opération de révision de la liste électorale 2020 comportant de nombreux cas de fraude, démontrant ainsi son incapacité à produire une liste électorale fiable de nature à permettre des élections justes, transparentes et crédibles. Il s’est aussi rendu coupable d’un délit d’initié par son choix délibéré d’utiliser un opérateur technique militant avéré du RHDP Unifié dans le cadre du processus électoral, entachant ainsi son impartialité et sa crédibilité ;

 

L’élection d’un nouveau Président de la CEI et l’application intégrale de l’arrêt du 15 juillet 2020 de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) en ce qui concerne les choix des représentants des Organisations de la Société Civile et des Partis et Groupements politiques de l’opposition et la reprise des élections des CEI locales avant toute élection;

L’audit international de la liste électorale issue de l’enrôlement de juin- juillet 2020;

La réintégration du Président Laurent GBAGBO, du Président de l’Assemblée Nationale Guillaume SORO et du Ministre Charles Blé GOUDE sur la liste électorale ;

La libération de tous les prisonniers politiques et militaires;

Le retour sécurisé de tous les exilés sur la terre de leurs Ancêtres

Le retrait par le Président Alassane Dramane Ouattara, qui est au terme de son deuxième mandat, de sa candidature à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020, pour se conformer ainsi à la Constitution ivoirienne qui ne permet pas un troisième mandat.

Sawegnon montre aux crénaux

Dans leurs exposés, ces derniers ont tenu des propos en l’endroit de Fabrice Sawegnon et de son groupe Voodoo.

« Voodoo Communication, détient une version du fichier électoral pouvant être manipulée. Interpellé par l’opposition sur l’utilisation de cet opérateur, il y a quelques mois, le Président de la CEI avait affirmé que Voodoo Communication ne faisait pas partie des structures retenues par son institution, dans le cadre du processus électoral en cours. Cette affirmation s’est avérée inexacte car Voodoo Communication, dirigée par M. Fabrice SAWEGNON, le candidat du RHDP aux élections municipales du Plateau, en 2018 et communicateur du Président Alassane Dramane OUATTARA continue de manipuler la liste électorale à sa guise », ont declaré les opposants.

Fabrice Sawegnon a répondu à Guikahué

 

En réponse, Fabrice Sawegnon dans un post Facebook a décrié cette déclaration sur son entreprise. Il a annoncé des actions dans ce sens en commençant par Maurice Kakou Guikahué le SE du PDCI-RDA.

Il est juste affligeant que, pour assouvir son rêve et son dessein perdus, un aîné, une personnalité a priori respectable de la trempe de M. Maurice Kacou Guikahué, avec le niveau de responsabilité politique et sociale qui est le sien, se sente obligé d’user de mensonge et de malhonnêteté intellectuelle, avec pour dessein inavoué mais manifeste de nous livrer, mon Groupe et moi, à la vindicte populaire.

 

Trop c’est trop. Cette fois, chacun, M. Guikahué le premier, devra s’expliquer devant les juridictions compétentes, et devra apporter les preuves de ses contrevérités malsaines et nauséeuses.

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