Le 06 août 2020, le président Alassane Ouattara a annoncé officiellement sa candidature à l’élection présidentielle du 31 octobre 2020. Depuis lors, des manifestations de contestation sont observées.

Des jeunes des partis politiques de l’opposition ont manifesté leur mécontentement quant à la future candidature du président de la République Alassane Ouattara. « (…) Vues les articles 55 et 183 qui lui interdisent un 3e mandat, la société civile lance un mot d’ordre de contestation dès ce jeudi 13 août 2020…», a affirmé le porte-parole du groupe.

D’après ces jeunes, en se basant sur la nouvelle constitution de la Cote d’Ivoire, le président de la République n’est plus en règle de briguer « un 3e mandat ». En effet, l’article 55 de la constitution dit ceci : «Le Président de la République est élu pour cinq ans au suffrage universel direct. Il n’est rééligible qu’une fois. (…).» Le président étant à son deuxième mandat, un 3eme lui est impossible.

Quant-à l’article 183, il déclare les propos suivants: « La législation actuellement en vigueur en Côte d’Ivoire reste applicable, sauf l’intervention de textes nouveaux, en ce qu’elle n’a rien de contraire à la présente Constitution.» Cela signifie que toutes les dispositions qui précèdent l’article 183 sont continuellement inopposées à celles contenant dans la nouvelle constitution à moins qu’elle ne soit pas contraire et assure la continuité non seulement de l’État mais aussi de l’esprit de l’article 57.

Ainsi, la jeunesse de l’opposition est convaincue que cette nouvelle candidature est « une tentative désespérer du président de se procurer le pouvoir.» C’est pourquoi l’ensemble des différentes plateformes de l’opposition appelle à manifester à partir de ce jeudi 13 août. Du côté, du RHDP, des jeunes prévoient des manifestations indiquant la légitimité du mandat du président.

Cependant, des deux côtés, tout cela résulte d’une certaine interprétation qui peut avoir sûrement des failles. Et aussi, on sait incontestablement que sur la question du 3e mandat du président de la République voire ce genre de question constitutionnelle, seul le Conseil Constitutionnel a le droit de se prononcer la dessus. C’est l’organe habileté à dire si la candidature de M. Alassane Ouattara est en règle ou non.

Par conséquent, le mieux serait donc d’attendre la décision du Conseil Constitutionnel afin de ne pas commencer à semer l’inquiétude au niveau de la stabilité sociale. On espère bien que le droit aidera la politique à être mieux guidée pour une meilleure avancée des choses.

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