1

Le Clash : Attribut génétique de l’Ivoirien

Le clash est devenu aujourd’hui l’une des caractéristiques de l’ivoirien à tel enseigne qu’on a oublié l’origine du mot voire son sens intrinsèque. Pourtant, ce mot n’est pas argotique. Il provient de l’anglais « clash » qui signifie conflit, dispute. Mais, en Côte d’Ivoire, ce terme varie en fonction du domaine. Le domaine qui l’a vu grandir est le domaine musical. Parlons-en.                            

Dans le domaine musical en Côte d’Ivoire, le clash est d’abord, pour les artistes, une façon de se dire les vérités. En effet, quand l’artiste ivoirien commence à clasher son collègue artiste, c’est pour lui montrer sa place dans la musique ou essayer de lui rappeler sa petitesse afin qu’il ait un comportement respectueux à son endroit ou à l’endroit des autres artistes. On a vu cela avec Arafat dj, Debordo Lekufa, Vetcho Lolas,  DJ Arafat. …

Ensuite, dans domaine musical, l’artiste ivoirien utilise le clash pour se faire voir ou se faire connaître. En fait, quand un artiste sait qu’il a moins d’influence, il peut provoquer un clash avec un artiste plus influent pour avoir de l’affluence, créant le Buzz. MC one a clashé la team Kiff No Beat pour sans doute une pareille motivation. Également, Ramba junior s’est inscrit dans la même lucarne.

…lieu de renforcement des liens

Enfin dans le même domaine, le clash est une forme de concurrence, de défi. Les artistes se clashent pour se lancer des objectifs, des défis. C’est ce qui a valu la création d’une émission nommée « clash musical ». Dans cette émission, on arrive à déterminer quel genre musical est le plus fort. C’est aussi le lieu de renforcement des liens musicaux et même des liens amicaux.

Par ailleurs, au niveau de la jeunesse ivoirienne, le clash est une façon de prouver qu’on est ivoirien. C’est pourquoi sur les réseaux sociaux, pour reconnaître un ivoirien, il suffit de lire les commentaires. Dans ce sens, le mot clash se voit comme le fait de répondre de manière déplacée à une personne dans le but de susciter le rire. Mais, c’est aussi une méthode pour le jeune ivoirien de faire savoir à son interlocuteur qu’il y a des questions à ne pas poser.

Aujourd’hui, cette façon de faire est imitée par des Maliens et d’autres pays à travers des vidéos YouTube qu’on constate. Somme toute, le monde entier reconnaît que « l’ivoirien parle mal », et que le fait de clasher lui est générique.

A lire aussi : Présidentielle 2020, quand les Ivoiriens tournent le sujet en comédie !

Utchiwa

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Résoudre : *
26 ⁄ 13 =