Fier d’avoir commis l’interdit, un père de 28 ans a déclaré aux yeux de tout le monde avoir déviergé sa propre fille de deux (02) ans sept (07) mois, le mardi 04 août 2020 à Bingerville. Informé de cet acte odieux, le ministère de la Famille de la Femme et de l’Enfant dirigé par la ministre Ly Ramata a pris l’enfant en charge avant de remettre le présumé violeur aux mains de la justice.

Alors que tous les enfants doivent trouver de la protection, l’amour et la joie auprès des parents, monsieur G.T lui, préfère procurer de l’amertume à ses trois (03) fillettes âgées de sept (7) ans, quatre (04) ans et deux (02) ans sept (7) mois. La famille n’étant pas réunie, faute de moyens financiers, la mère âgée de 26 ans garde les fillettes avec elle et autorise le père à leur rendre visite. Mais chose étrange, à chaque fois que le père se rend chez la mère, les filles au lieu d’être heureuses, présentaient une tristesse que l’entourage n’arrivait pas à comprendre.

Les faits…

Dans l’après-midi du mardi 04 août 2020, le père se rend au domicile de sa concubine pour prendre des nouvelles des filles. Comme par habitude, il décide d’aller se balader au bord de la lagune avec l’une d’entre elle. Son choix est porté sur la petite de 2 ans 7 mois. Il prend l’enfant malgré le désir manifeste de cette dernière de ne pas aller dans les bras de son père. À leur retour, l’enfant est méconnaissable et l’on aperçoit des traits de larmes sur ses joues. Une fois posée à terre, elle n’a plus les mêmes réflexes qu’auparavant. Son attitude attire la curiosité de certains voisins de la cour commune. Sans perdre de temps, ces derniers se mettent à questionner le père sur le comportement de sa fille. Acculé par toutes les questions qui fusent de partout, il s’énerve et jette au visage : « C’est ma fille, je l’ai déviergé », a-t-il dit au grand étonnement de toute l’assemblée présente.

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Aussitôt, la mère soulève la robe de l’enfant et voit des caillots de sang dans son slip. Sans même présenter un signe de regret, il les abandonne en soutenant qu’il a le droit d’agir comme bon lui semble sur ces enfants. Soutenue par le voisinage, la mère porte plainte et saisie, le ministère de la Famille de la Femme et de l’Enfant pour la prise en charge de la petite victime. Informée de ce drame, la ministre Ly Ramata a ordonné à ses services de tout mettre en œuvre pour préserver la santé de l’enfant. À cet effet, l’enfant reçoit depuis le mercredi 05 août 2020, des soins à l’hôpital mère enfant de Bingerville. Aussi, la ministre a-t-elle octroyé un appui financier, des vivres et non-vivres à la mère qui est sans activité. Elle prévoit également un accompagnement psychologique pour la mère et ses filles. Quant au père, il a été arrêté puis déféré à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) en attendant son jugement.

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