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Cote d’Ivoire : Les enseignants de l’Université de Bouaké en grève

A l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, les cours ne semblent pas reprendre de si tôt. Le syndicat des enseignants a décidé d’entamer la grève ce lundi 04 janvier 2021 après un préavis de grève sans satisfaction, depuis le mois dernier.

C’est le 28 décembre 2020 que le syndicat des enseignants de l’Université Alassane Ouattara déposait un préavis de grève pour plusieurs point au près du gouvernement. En effet, ce préavis attend satisfaction aux les revendications suivantes :

1-L’assemblée exige l’intégration sans condition de tous les cas de bacheliers 2019 ayant suivi les cours et passé l’évaluation de la 1ere session des examens de 2019-2020; leurs inscriptions sur la plateforme du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

2-L’octroi des codes des cas pour les bacheliers 2020, à tous les travailleurs de notre université.

3-L’amélioration de nos conditions de travail, vu que les travaux de réhabilitation entamés par
la SINEDCI sont arrêtés depuis longtemps. Il s’agit des travaux relatifs aux amphis, salles de TD et IP, des tables bancs, la climatisation est un souvenir lointain.

les syndicats de PAT et d’Enseignants-Chercheurs avaient décidé de rentrer en grève pour trois jours si satisfaction n’était pas rendue. Mais la grève semble prendre d’autres tournures.

En fait, ce mardi 05 janvier, le syndicat des enseignants devait tenir une rencontre au sorti de laquelle il procèdera « à la fermeture systématique des portes des amphis, des salles, des bureaux et des portails jusqu’à satisfaction totale » de leurs revendications , a-t-il notifié.

Dans ces revendications, le cas des bacheliers de l’année 2019-2020 est au cœurs des préoccupations de l’ensemble du syndicat.

Selon eux, « ces bacheliers, de plus en plus jeunes (16 et 17 ans) et brillants ont décidé de ne pas suivre le choix aventureux et arbitraire d’un fonctionnaire (devant son ordinateur) là où une commission d’orientation (composée d’experts d’orientation) aurait dû examiner leurs vœux et les auraient orientés, de façon objective, dans les filières de leurs choix comme cela se faisait dans le passé. »

Par ailleurs, le constat est que le ministère de l’enseignement supérieur « affecte, depuis plusieurs années, plus de 80% de bacheliers dans les grandes écoles et moins de 20% dans les universités publiques. Pourtant, le nombre de jeunes docteurs qui sortent des universités ne cesse de grimper au fil des années. Il y en a des milliers qui n’ont pas encore eu de poste à l’Université. »

Ainsi, les enseignants demandent « aux fondateurs de grandes écoles de trouver les stratégies pour remplir eux-mêmes leurs établissements et ne pas compter sur un “deal financier” avec le ministère de l’enseignement supérieur pour se remplir les poches et hypothéquer l’avenir de la jeunesse ivoirienne. »

Après donc la réunion du 05 janvier, le SYNARES UAO est engagé dans l’action de grève en cours pour, entres autres, réclamer le RETOUR DE LA COMMISSION NATIONALE D’ORIENTATION DES BACHELIERS. Pour le SYNARES UAO, UNE SEULE personne, même infuse de toute son ingéniosité en matière informatique, ne saurait se substituer à une commission d’experts de l’orientation seule compétente en la matière.

Au demeurant, une réunion avec le ministère de l’enseignement supérieur est prévue pour ce lundi 11 janvier pour trouver une issue favorable à la grève.

Lire aussi: Cote d’Ivoire : Les cours reprennent partout sauf Zuenoula

Utchiwa

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