Depuis le lundi 10 août, des marches pacifiques ont commencé à voir le jour pour décrier la candidature du président Alassane Ouattara. Du côté de Daoukro, la situation a connu une dégénérescence.

En effet, les manifestants, dominés par les Baoulé, ont cassé le siège du RHDP de Daoukro et bien d’autres dégâts. Les jeunes Dioula, mécontents de ce sabotage, ont décidé de répondre également par la violence. Ainsi nait un affrontement entre les Baoulé et les Dioula. Armée d’armes blanches, généralement de machettes et de pierres, ces jeunes, depuis le mardi, se sont porté de sacrés maux. Cet affrontement, en plus de plusieurs blessés graves, a provoqué deux morts dans l’ensemble, selon un bilan provisoire. Les deux cotés ont enregistré chacun un mort.

Par ailleurs, dans cette marche des jeunes de l’opposition de Daoukro pour montrer leur mécontentement quant-au « 3e mandat de Ado », une situation a naquit. En fait, Cette marche, qui devait être typiquement pacifique, s’est transformée en un affrontement inter-ethnique.

L’une des causes de cet affrontement…

Avant la période du confinement en cette année, il y a eu une cérémonie des Baoulé, une veillée mortuaire. Pendant cette cérémonie, un jeune Baoulé a été poignardé par un jeune Dioula, suite à de violentes disputes. Cette fâcheuse scène a laissé des rancunes du côtés des Baoulé. Dans cette période, les tensions étaient fortes. Les jeunes Baoulé ont riposté également lors d’un mariage Dioula. Par la suite, des barrages ont été déposés dans des endroits stratégiques. Les individus non identifiés répondaient à la question suivante : « Es-tu Dioula ou Baoulé ? »

Le bilan a été défavorable des deux camps

 

Après quelques jours, l’accalmie est revenue. Cependant, les rancœurs étaient toujours présentes. C’est pourquoi, dans cette marche pacifique du lundi 10 août, certains ont profité pour reprendre ce conflit. En ce jeudi 13 août, la situation était instable; jusqu’à ce qu’elle se régularise en fin de soirée.

Mais du côté du grand Abidjan, les marches pacifiques commencent à changer de formes. En fait, le gouvernement avait interdit la marche organisé en ce jour par la jeunesse de l’opposition. Malheureusement, cela n’a pas été respectée. Pour tout dire, seule la discipline et le respect pourront faire régner la sécurité et la quiétude au sein de la Cote d’Ivoire.

À lire aussi : Fabrice Sawegnon répond à Guikahué