Chef-lieu de la région du Gontougo, Bondoukou est une ville située au nord-est de la Cote d’Ivoire. C’est une ville avec une grande histoire. Une histoire liée à ses nombreuses mosquées, à sa culture et à sa diversité ethnique.

La ville de Bondoukou a, en son sein, d’innombrables mosquées. Certains quartiers ont jusqu’à 4 grandes mosquées. Et malgré cela, on peut constater des mosquées au sein de certaines maisons. Après un certain recueil d’information auprès des natifs de la ville, l’histoire raconte que la présence de ces lieux de cultes est en partie liée au résistant Samory Touré. Ce révolutionnaire a fait un passage dans la région du Gontougo. Comme on le sait avec l’histoire de SOKO, Samory Touré convertissait de gré ou de force tous les habitants qu’il rencontrait dans sa zone en musulman… C’est sans doute aucun cette pratique qui justifie le nombre de musulmans et qui a valu à Bondoukou l’appellation de la ville aux mille mosquées.

La culture de Bondoukou : L’anacarde et sa légende…

Il existe une histoire sur ce fruit …

 

Dans la ville de Bondoukou, l’anacarde est la culture de base. Ce fruit provient de l’anacardier. Il est composé de la noix de cajou et de la pomme de cajou. La pomme est mangeable. Par contre, la noix de cajou se converse à l’instar des grains de cacao. Cette noix subit plus tard des transformations et est utilisée à diverses fins. À Bondoukou et dans plusieurs autres villes de Côte d’Ivoire, existe une fable sur l’anacarde. L’on raconte qu’après la consommation de la pomme de cajou, le consommateur doit s’abstenir de boire du lait au risque de mourir. Mais cette information a été infirmée par la science. Aujourd’hui, il est donc possible de boire du lait sans risque aucun de mourir après la consommation de l’anacarde. Par ailleurs, la nourriture de base des habitants de Bondoukou est le foutou, particulièrement le foutou igname. On ne peut fréquenter cette région sans aimer ce plat.

Les ethnies, une large diversité !

La ville aux mille mosquées est une zone de brassage ethnique. Au départ, région habitée majoritairement par des Akan dont les Abron et les Agni, on y rencontre aussi les Koulangos, les Djiminis, les Noumous, etc. Mais aujourd’hui, l’ethnie dominante est le Koulango. Cela s’explique par le fait que les Abron, normalement chef-lieu, ont voulu garder secret leur culture et leur langue. C’est dans cet élan que la langue Koulango a pris le dessus. Aussi, faut-il notifier que c’est rare de voir les habitants de Bondoukou s’exprimer en français, malgré la présence des écoles et des lettrés. Sûrement une manière pour eux de pérenniser leur culture. Concernant les Djimini, ils sont apparemment originaire de Dabakala. Et les Noumou, forgerons de nature ont un dialecte caractérisé par un mélange de plusieurs ethnies. Ils sont basés à Soko. On souligne aussi que chaque peuple, jadis, avait ses NOUMOU. Ils ont indubitablement le don de fabriquer toutes les armes…

La région de Gontougo n’a pas encore fini de nous épater avec son originalité culturelle et ethnique.

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