Le Bureau politique, organe exécutif du PDCI-RDA s’est réuni de façon extraordinaire du jeudi 04 au vendredi 05 juin. Le président du parti, Henri Konan Bédié a affirmé que le candidat du PDCI-RDA sera connu lors d’une convention. Mais avant, les conditions pour y être désignées sont corsées…

Pour représenter le PDCI-RDA à l’élection présidentielle d’octobre 2020, il faut remplir les conditions imposées par le parti. S’agissant des 25 millions par candidat pour la convention, Jean-Luis Billon, 56 ans, ex-ministre du commerce et hommes d’affaires, n’aurait eu normalement aucun mal à les réunir. Son gendre Thierry Tanoh, 58 ans, ancien Dg du groupe Ecobank et ex-ministre du Pétrole et des énergies, s’inscrirait dans la même veine. Le problème pour les deux, se trouverait au niveau de leurs temps consacrés au Bureau politique qui devrait être de 10 ans. Nommés au Bureau politique du parti après 2013, les deux ex-ministres, ne rempliraient pas cette condition.

Tidjane Thiam a un gros handicap pour être candidat du PDCI-RDA

Tidjane Thiam, celui dont la récente démission du Credit Suisse a tout de suite fait penser à une éventuelle candidature pour son parti ne remplirait pas cette même condition. Sa profession, loin de la Côte d’Ivoire, ne lui a justement pas permis d’être un membre actif et de cumuler les 10 ans comme demandé.

De plausibles candidats…

Taxé « d’indiscipliné » pour avoir posé sa candidature contre l’actuel président Alassane Ouattara, Kouadio Konan Bertin dit KKB pourrait avoir une chance. La preuve, il est devenu le conseiller de Bédié et il est membre méritoire du Bureau politique. KKB a aussi été président des jeunes de son parti. L’on pourrait aisément dire qu’il a fait 10 années dans le Bureau politique et pourrait s’acquitter de ses 25 millions. À 56 ans, l’ex-député de Port-Bouët pourrait être la surprise.

KKB, Bany et Essy Amara remplissent à priori les conditions…

Certes silencieux depuis des années, Charles Konan Bany, à 78 ans, remplirait lui aussi les conditions établies par le parti pour être candidat. Il est toujours membre et le retrait de sa candidature en 2015 à la demande de Bédié pourrait aussi jouer en sa faveur. Tout comme Bany et KKB, Essy Amara a lui aussi été candidat malheureux en 2015. Silencieux, il en demeure pas moins un membre de renom au PDCI-RDA. Et il a aussi plusieurs années de présence dans ce parti. Qui sait, peut-être que Bédié l’a gardé dans sa manche pour le sortir au moment opportun…

Yasmina Ouégnin représente dignement la gent féminine

 

Yasmina Ouégnin, députée de Cocody, est pour l’heure la seule qui pourrait tenir tête à ces grosses têtes. Certes élue en indépendant en 2016, elle n’a pas quitté son parti, pour autant. Cependant, sa suggestion de passer par des « primaires ouvertes, équitables et transparentes » pour désigner un candidat pourrait être un élément pouvant la disqualifier. Ne tienne qu’à cela, la fille de Georges Ouégnin pourrait aussi être la grande surprise.

Dans tous les cas, nos yeux sont rivés vers la convention prochaine qui devra nous dire qui de Bédié ou des autres représentera le PDCI-RDA.

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